Histoire

Carte-LalemantFondé par laird Guy Boulianne, Prince de Nova Francia, Duc au sein de la micronation de Ladonia (numéro de citoyen : 2015-17621) et Baron au sein de la Principauté de Sealand, le Royaume de Nova Francia se situe sur le territoire non organisé de Lalemant, faisant partie de la MRC du Fjord-du-Saguenay, elle-même située dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Lalement reprend le nom de l’unique canton cadastral qui lui-même commémore le père jésuite Gabriel Lalemant (1610-1649) ¹. Au Québec, un territoire non organisé est une région géographique canadienne qui ne forme pas une municipalité ou une réserve indienne et dont la gestion est assurée par la municipalité régionale de comté (MRC) dont il fait partie. La tenure des terres est généralement publique. Le Royaume de Nova Francia couvre donc une superficie de 198,97 km² sur le territoire non organisé de Lalemant, au sein de la municipalité régionale de comté du Fjord-du-Saguenay.

Son fondateur Guy Boulianne est le descendant de la lignée de Louis Boulianne, l’un des 21 colonisateurs de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Né en 1811 et fils de Joseph-Marie Boulianne et Thérèse Simard, Louis Boulianne s’est marié le 20 novembre 1837 à Élisabeth Bergeron. Ils auront six filles: Joséphine, Marie-Louise, Marie, Emma, Adèle et Césarée et un fils, Joseph-Napoléon qui sera ordonné prêtre le 26 mai 1877. Ce dernier deviendra curé de L’Anse-Saint-Jean et décédera en 1879 lors de l’épidémie de picote. Louis Boulianne est l’arrière-arrière grand cousin de Guy Boulianne. Il est le neveu de l’instigateur de la Société des vingt-et-un, Alexis Tremblay dit Picoté, époux de Marie-Modeste Boulianne, et de Joseph Tremblay, époux de Theotiste Boulianne. La famille Boulianne a donc toujours été très impliquée dans la fondation du Royaume du Saguenay, l’aïeul étant Jean-Marc de Bouillanne (dit Le Suisse), lui-même descendant de l’une des plus anciennes noblesse du Dauphiné en France, et portant sur son blason : « d’azur à une patte d’ours d’or, mise en bande » (lire plus au sujet des Fils de l’Ours).

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean, parfois appelé « Sagamie » ou anciennement « Royaume du Saguenay », est l’une des dix-sept régions administratives du Québec, située sur la rive nord du Saint-Laurent. Elle est composée de quatre municipalités régionales de comté et de 49 municipalités locales. Séparément, les habitants du Saguenay et du Lac-Saint-Jean s’appellent respectivement Saguenéens et Jeannois, alors que collectivement il s’appellent Saguenay-Jeannois, dans le registre standard, et Bleuets dans l’usage familier.

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean est la troisième plus grande division territoriale québécoise avec une superficie de 95 893 km². Malgré son étendue, on retrouve principalement les 273 461 Saguenay-Jeannois dans une immense creux du bouclier canadien, le long de la rivière Saguenay et autour du Lac Saint-Jean. La forêt et surtout l’eau sont les principales ressources naturelles de la région.

Habitée au départ par les Montagnais, la région, exploitée par les premiers Européens (français et anglais) pour commerce des fourrures au XVIIe siècle et XVIIIe siècle, fut ouverte à la colonisation au cours du XIXe siècle. L’installation de scierie et l’exploitation du bois pour la pulpe, puis le papier permirent le développement économique de la région au début du XXe siècle. Au cours des années 1920, les principaux cours d’eau sont harnachés pour la production électrique qui mèneront à l’implantation d’alumineries. Celles-ci stimuleront la croissance démographique et économique de la région qui deviendra un pôle industriel important du Québec.

Géographie du Saguenay–Lac-Saint-Jean

Situé au sud-est du Québec et au nord du fleuve Saint-Laurent, entre le 48° et le 53° de latitude nord et entre le 70° et le 75° de longitude ouest, la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean représente la troisième division territoriale en superficie de la province avec ses 95 782 km² (1,04 % du Canada et 6,74 % du Québec). Elle couvre une superficie équivalente à la Corée du Sud, l’Indiana ou de plus de trois fois la Belgique. Sur une carte, les limites du territoire prennent la forme d’un cerf-volant inversé (550 kilomètres du nord au sud et 330 kilomètres d’est en ouest) et correspondent pratiquement au bassin hydrographique de la rivière Saguenay. Au nord-est on retrouve la Côte-Nord; au nord-ouest; le Nord-du-Québec au sud-ouest; la Mauricie et au sud-est; la région de la Capitale-Nationale. Son découpage administratif a lieu le 29 mars 1966 avec la création des région administrative du Québec.

La région est composée de 4 municipalités régionales de comté (MRC) : Le Domaine-du-Roy, Maria-Chapdelaine, Lac-Saint-Jean-Est, Le Fjord-du-Saguenay et de la Ville de Saguenay qui possède le statut de MRC. Ces MRC regroupent un total de 49 municipalités, dix territoires non-organisés et une réserve indienne.

Le royaume du Saguenay

Le Royaume du Saguenay est une légende iroquoienne du Saint-Laurent. Elle a été racontée par Donnacona, chef iroquoien de Stadaconé et représentant principal de la province de Canada, à Jacques Cartier, peut-être afin de l’intéresser à établir des relations commerciales avec son peuple. Il semble se trouver dans ce qu’on appellera plus tard les Pays d’en haut, soit le bassin des Grands Lacs, mais son emplacement exact est sujet à débats. La rivière Saguenay, qui donne son nom à la région et la ville homonymes, est présentée par Domagaya, fils (ou neveu) de Donnacona, comme l’un des chemins y menant. L’accès le plus direct se fait cependant en remontant le fleuve Saint-Laurent puis la rivière Outaouais.

Dans le Brief récit et succincte narration de la navigation faite en « MDXXXV et MDXXXVI par le capitaine Jacques Cartier aux îles du Canada Hochelaga, Saguenay et autres », nous lisons :

Jacques-Cartier« Le douziesme jour du dit mois (août) nous partismes de le dite baie Saint-Laurent et feismes porter à ouaist, e vînmes quérir un cap de terre devers le sud qui gist environ l’ouaist un quart de sur ouaist du dit hable Saint-Laurent environ vingt cinq lieues.

Et par les deux sauvages qu nous avions pris le premier voyage, nous fut dit que c ‘état de la dite terre devers le sud, et que c’était une île et que par le sud d’icelle était le chemin à aller de Honguede, où nous les avions pris l’an précédent à Canada: Et qui à deux journées du dit cap et île commencerait le royaume de Saguenay à la terre devers le nord allant vers le dit Canada, le travers dudit cap environ trois lieues y a de profond cent brasses et plus. »

Plus loin, Cartier ajoute: « Nous arxpareillasmes du dit hable (Bic) le premier jour de septembre pour aller vers Canada, et environ quinze lieues du dit hable à l’ouaist, sur ouaist, y a trois isles au parmi du fleuve, le travers desquelles y a une rivière fort profonde et courante, qui est la rivière et chemin du royaume et terre de Saguenay, ainsi que nous a été dit par nos deux sauvages du pays de Canada. »

D’après Pierre-George Roy, Toutes petites choses du régime français, 1944.

Cette cité somptueuse, où tout est en or, où les gens sont vêtus de soie, stimula fortement le roi de France François Ier à établir une mission de colonisation au Canada : l’expédition Cartier-Roberval de 1541-15433. L’histoire, devenue légendaire, a été reprise par la suite, notamment par les promoteurs de la Croisière du Saguenay.

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(1) Né à Paris le 3 octobre 1610, saint Gabriel Lallemant (parfois écrit Lalemant) était un missionnaire jésuite, il fait partie des martyrs du Canada, et est un des saints patrons du Canada. En 1630, il rejoignit la Compagnie des Jésuites. Vers 1631-1632, au collège des Jésuites de La Flèche, il servit de mentor et superviseur auprès du jeune saint François de Laval [François-Xavier de Montmorency-Laval], le futur grand pionnier de l’Église Catholique et premier évêque de Québec et premier évêque de l’Amérique du Nord. En 1632, il fit le vœu de se consacrer à la mission en terre étrangère. Toutefois, il resta 14 ans en France avant de partir pour le Canada. Il enseigna au collège de Moulins de 1632 à 1635. Ensuite, il étudia la théologie à Bourges de 1635 à 1639, tout en enseignant dans différentes écoles, avant d’arriver à Québec en 1646.
On sait peu de choses sur son séjour à Québec, mais en septembre 1648, il fut envoyé à Wendake comme missionnaire et assistant du père Jean de Brébeuf. Il n’était là que depuis six mois quand il fut capturé par les Iroquois avec le père jésuite Jean de Brébeuf. Ils furent conduits à Saint-Ignace et torturés avant d’être tués le 17 mars 1649. Gabrel Lalemant a été canonisé par le pape Pie XI le 29 juin 1930.
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