Guillaume Ferron, chevalier du Temple, nommé dans une charte de Conan IV

la-ferronnaysL’origine des Ferron normands est presque aussi ancienne que celle des bretons. C’est de la Normandie que nous arrive au milieu du XVIIIe siècle Jean Ferron qui paraît être l’ancêtre de la plupart, sinon de tous les Ferron d’Amérique.

Ferron est un nom très ancien. Il était connu au temps des Croisades. Guillaume Ferron, chevalier du Temple, est nommé dans une charte de Conan IV, duc de Bretagne, en faveur de son Ordre, en 1160, et dans une donation faite par ce duc à l’abbaye du Mont-Saint-Michel en 1170. Payen Ferron accompagna saint Louis à son expédition d’Égypte. Son nom et ses armes sont au musée de Versailles, dans la galerie des Croisades. Un autre Guillaume commandait en 1371 une compagnie de trente écuyers.

du-chesneA la fin du XIVe siècle, trois branches sont formées. Tout d’abord celle d’Olivier, qui entre en 1379 avec ses frères dans la lignée des seigneurs bretons pour la garde du droit ducal. Cet Olivier fut père de Louis, dont le fils Olivier est l’auteur de La Ferronnays. En second lieu, celle de Jean, auteur de la branche éteinte de Juengo. Enfin, celle d’Alain, seigneur de Boutron (près de Ginan) qui ratifie en 1381 le traité de Guérande, et qui combattit avec le connétable de Clisson. Il est l’auteur de la branche du Chesne, de la Vairie et de l’Echapt.

Les armes de La Ferronnays sont « d’azur à six billettes d’argent, 3, 2, 1, au chef de gueules chargé de trois annelets d’or » avec la devise « Hoc ferro vinces » (par ce fer tu triomphes), tandis que celles de du Chesne sont « d’azur à la bande d’argent chargée de quatre hermines de sable le champ semé de billettes d’argent sans nombre » avec la devise « Sans tache ». Toute porte à croire que la branche dite du Chesne se soit détachée de celle de la Ferronnays dans la première moitié du XIVe siècle.

La famille de la Ferronnays a donné un évêque de Saint-Brieuc, nommé en 1770, transféré ensuite à Bayonne, puis à Lisieux, où il siégeait encore en 1792. Il est mort en 1799. Elle compte aussi parmi les rejetons qu’elle a produits un président de la Chambre des comptes de Bretagne en 1628, un conseiller au parlement de Rennes, cinq gentilhommes admis aux honneurs de la cour, deux volontaires pontificaux, qui combattirent à Castelfidardo.

________________

RÉFÉRENCES :

Publicités

À propos de Guy Boulianne

Guy Boulianne, auteur et éditeur. Ce dernier a réalisé une Quête personnelle, historique, généalogique et symbolique. Il en dévoilera prochainement la teneur dans la rédaction d'ouvrages à paraître.

Publié le 7 janvier 2017, dans Actualités, et tagué , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :