Un Traité de Reconnaissance Mutuelle est signé avec le Royaume du Sanwi

Traité de Reconnaissance Mutuelle - Royaume du SanwiLe Royaume de Nova Francia vient tout juste de signer un important Traité de Reconnaissance Mutuelle avec le Royaume du Sanwi, dirigé par Sa Majesté Nanan Amon N’Douffou V. Le traité a été signé entre Guy Boulianne, Régent et Grand Chancelier du Royaume de Nova Francia, et Johann Domas-Conzemius, Légat de S.A.R. Amondouffou V au sein de la Délégation du Royaume Sanwi en Europe.

Aoussi II (Johann Domas-Conzemius) est né le 24 avril 1978. Il a suivi en 2006 une formation d’administrateur de mission humanitaire (option géopolitique). Ses travaux d’études ont porté sur les Royautés et les Chefferies traditionnelles dans l’Afrique contemporaine, afin de démontrer que les Rois et Chefs sont de précieux acteurs du développement économique, social et culturel. En mars 2008 sur l’invitation de Sa Majesté Nanan Amon N’Douffou V, Roi du Sanwi, il fait un voyage d’un mois en Côte d’Ivoire pour lui présenter ses travaux. Pour le remercier, Sa Majesté le fait « fils du Sanwi » en l’élevant à la position de « Dignitaire de la Cour Royale du Sanwi », et il reçoit le nom de « Aoussi II ». Ce dernier est le président de l’Association pour le Développement du Sanwi (APDS) depuis 2008.

À propos du Royaume Sanwi

Drapeau du Royaume SanwiLe Royaume du Sanwi est une organisation sociale traditionnelle installée sur l’actuel territoire ivoirien vers la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle. Le Royaume Sanwi occupe la pointe Sud-Est de la Côte d’Ivoire et couvre une superficie de 6 500 km² dont 500 km² sont occupés par des lagunes. Sans compter le lac artificiel de 17000 ha créé par les deux barrages hydroélectriques du village d’Ayamé. Cette région est bordée : au Sud par le royaume bétibé ; au Nord par le département d’Abidjan; au Nord-Ouest par le département d’Abengourou; à l’Est et au Nord-Est par la république du Ghana.

Le Royaume Sanwi se présente comme un ensemble de collines et de vallées qui se subdivise en trois zones spécifiques: une zone côtière, sablonneuse et faite de mangroves : elle couvre les cantons d’Adjouan, le Sud du canton Affema; une zone forestière s’entendant d’Est en Ouest et au Nord.

Le Royaume Sanwi enregistre une des pluviométries les plus fortes de la Côte d’Ivoire avec des précipitations annuelles supérieures à 1 600 mm. Cette donnée géographique a grandement favorisé le développement exceptionnel des cultures industrielles (Hévéa, café, cacao, banane, palmier à l’huile, ananas, etc…) et vivrier (riz, taro, banane, plantain, manioc, etc. …).

Du point de vue économique, ce sont les activités agro-industrielles qui l’emportent de loin, en effet, est connue pour sa production d’huile de palme (environ 20 % de la production nationale). Enfin, sur le plan alimentaire, la région se présente comme un des plus importants centres d’approvisionnement des différents marchés d’Abidjan.

Origine et Histoire du Royaume Sanwi

Territoire du Royaume Sanwi

Territoire du Royaume Sanwi

Les populations constitutives de ce royaume sont venues vers fin XVIIe siècle, de l’Aowin, dans l’actuel Ghana où elles étaient sous l’autorité du roi Amalanman Anoh. Elles ont dû fuir à la suite d’une défaite consécutive à une guerre les opposant à la famille du roi Kadjo Etibou. Le roi Amalanman Anoh et ses troupes étant vaincus, dix-sept familles représentant les 17 régiments militaires de sa branche armée fuyant l’adversaire, ont quitté le Ghana pour chercher refuge vers la Côte d’Ivoire voisine.

Seules quatre familles ont pu arriver sur le sol ivoirien ; les autres ayant péri sur le chemin de l’exode, décimées soit par les maladies, soit par la famine soit encore par diverses intempéries (sécheresse, tempêtes). Elles se sont donc installées avec leurs sept chaises qui symbolisent les sept grandes familles royales dans le Sud-Est du territoire d’accueil, la Côte d’Ivoire, alors sous domination coloniale.

Le noyau originel de ce peuple se trouve au Ghana où les conflits entre Opokou Warreh (Ashantis) et eux (les Agni) ont créé le motif d’un départ vers la Côte d’Ivoire.

Avec à leur tête Amalaman Anoh, 1er Roi du royaume Sanwi, les Agni s’installent à Diby dans la région d’Aboisso. Une guerre de leadership éclate sur la nouvelle terre entre Agni et les Agoua, premiers occupants du site. Les Agni gagnent et soumettent les Agoua peu nombreux. Après leur victoire, les Agni s’installent dans la région de « Ciman » une vallée surmontée par des collines. De sorte qu’en temps de guerre, l’ennemi ne puisse pas accéder au nouveau site.

Mais, toujours à la recherche de nouvelles terres, Aka Essoin, l’homme de main du Roi Amalaman Anoh et puissant notable, chargé de l’expansion du royaume, part en conquête de nouvelles terres plus propices. C’est dans cette quête qu’Aka Essoin découvre un gros arbre, un cerisier : le Krindjabo situé derrière la Rivière Bia. De telle sorte que pour atteindre le site, il faut d’abord traverser la Bia, à la nage. Se sachant à l’abri des éventuelles attaques de l’ennemi, le peuple Agni quitte la région de Ciman pour s’installer sous l’arbre Krindja ou “Krindjabo” en langue Agni. Et ce, grâce à Aka Essoin qui possède des pouvoirs mystiques lui permettant de se transformer en animal féroce, notamment l’éléphant. Krindjabo, la capitale du royaume Sanwi est ainsi fondé, avant l’arrivée de l’homme blanc. Seulement, il est bon de savoir que la grande ville d’Aboisso est le berceau du royaume le plus vieux et le plus puissant de l’histoire de la Côte d’Ivoire : le Sanwi.

La première mission à travers le pays Agnis s’effectue en deux voyages et la mission Treich Laplène (1887-1889) qui se traduisent par des traités avec le Sanwi à Krindjabo (Aboisso) avec le Bettié et l’Indénié (Abengourou). Dans le Nord, les traités ont été également signés avec le royaumes de Bondoukou, de Kong, en 1888 et de Dabakala avec Binger en 1889.

Le Traité de Reconnaissance Mutuelle entre le Royaume de Nova Francia et le Royaume du Sanwi.

Le Traité de Reconnaissance Mutuelle entre le Royaume de Nova Francia et le Royaume du Sanwi.

Michael Jackson, Prince de Sanwi

Michael Jackson, Prince de Sanwi

Michael Jackson, Prince de Sanwi

Le 13 février 1992, le chanteur de « Thriller », en tournée sur le continent africain, était venu dans le village de Krindjabo, au coeur de la forêt pour retrouver ses racines africaines. Tano Koutoua, un planteur octogénaire, faisait partie des notables qui avaient participé à l’événement, sous l’égide du roi précédent, Amon N’Douffou IV. Son séjour dura 30 minutes. Il avait été couronné Amalaman Anoh, du nom d’un ancien prince du royaume, sous l’arbre à palabres qui se dresse majestueusement au milieu du village, se souvient M. Koutoua, une photo de la cérémonie à la main.

Michael Jackson « avait expliqué à l’assistance que ses origines proviendraient de ce royaume Sanwi, avant de dire merci en langue agni », raconte-t-il, disant pleurer « un enfant du village ».

Collégien à l’époque, Fulbert N’Douba, 30 ans, se rappelle que la superstar avait promis « la construction d’un foyer de jeunes qui devait être une pépinière des vedettes de la chanson ». Las, « le projet n’a pu être réalisé en raison de la politique destructrice des fils du terroir », se lamente Fulbert N’Douba, désignant les quatre hectares de terrain réservés, désormais envahis par les herbes. Selon lui, l’artiste avait été déçu par la suite de recevoir dans son ranch californien de Neverland, pour évoquer le projet, « une délégation de notables autre que celle qui l’avait accueillie en Côte d’Ivoire ».

Les notables de Krindjabo, capitale du royaume du Sanwi, demandaient que Michael Jackson soit enterré dans ce village qu’il avait visité en 1992 et où il avait été intronisé Prince. « Nous réclamons que son corps arrive pour qu’il soit enterré dignement à Krindjabo », expliquait en 2009 Ahissan Nogbou, porte-parole du roi des Sanwi. Le notable ivoirien ne voulait pas croire que le corps puisse être transféré ailleurs qu’au village. « Ce serait une honte, car dans la tradition akan un prince est toujours enterré chez lui », faisait-il valoir, drapé d’un pagne noir, couleur du deuil, sous le regard du roi Amon N’douffou V qui, selon la coutume, ne parle jamais en public. (Source : Jeune Afrique).

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À propos de Guy Boulianne

Guy Boulianne, auteur et éditeur. Ce dernier a réalisé une quête personnelle, historique, généalogique et symbolique. Il en dévoilera prochainement la teneur dans la rédaction d'ouvrages à paraître.

Publié le 28 août 2016, dans Actualités, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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