L’esperanto et le norrønt parmi les langues officielles de Nova Francia

Fundamento_de_esperanto_edistudioOutre le français, l’anglais, le latin, les deux autres langues officielles du Royaume de Nova Francia sont l’esperanto et le norrønt. Notre micronation compte ainsi s’ouvrir aux différentes cultures entourant notre globe et vise à rapprocher les peuples de la terre pour mieux les éloigner des conflits.

Dans les années 1870, un enfant de Pologne, Ludwik Lejzer Zamenhof, s’est mis à rêver d’une langue commune pour unifier la communication humaine de manière équitable : l’espéranto veut combattre l’hégémonie culturelle et linguistique d’une seule langue et surtout créer une langue passerelle permettant à un Polonais de parler à un Allemand, un Italien, un Danois, un Roumain, un Chinois, sans être forcément polyglotte.

L’espéranto est une langue internationale parlée dans 120 pays à travers le monde. Nécessitant un court apprentissage pour être réellement utilisable, elle est une réponse juste et économiquement équitable au problème de communication entre personnes de nations différentes. L’Académie d’espéranto contrôle l’évolution de la langue. Actuellement, des universités proposent des cycles d’études espérantophones au Brésil, en Bulgarie, Pologne, Roumanie et Slovaquie.

L’Association mondiale d’espéranto, fondée en 1908, est en relation officielle avec l’Organisation des Nations Unies et l’UNESCO, qui a publié des recommandations en faveur de l’Espéranto en 1954 et 1985. L’espéranto n’est la langue officielle d’aucun État, même si certains locuteurs nomment « Espérantie » la zone linguistique formée des lieux géographiques où ils se trouvent. Elle est l’une des langues officielles de l’Académie internationale des sciences de Saint-Marin. L’Université Loránd Eötvös en Hongrie sanctionne son cursus universitaire d’enseignement de l’espéranto par un diplôme reconnu par le cadre européen commun de référence pour les langues.

C’est en 1887, sous le nom de Lingvo Internacia (Langue Internationale), que Ludwik Lejzer Zamenhof publia son projet de langue construite, en utilisant le pseudonyme de Doktoro Esperanto (Docteur qui espère), d’où le nom sous lequel la langue s’est popularisée par la suite. Elle a pour vocation d’être un pont entre cultures, et ne vise pas à remplacer les langues nationales ni régionales. Fondée sur une grammaire régulière sans exception, l’espéranto est une langue globalement agglutinante où les mots se combinent pour former un vocabulaire riche et précis à partir d’un nombre limité de racines lexicales et d’affixes. Ces particularités la rendent flexible et facilitent son apprentissage.

Comment vous appelez-vous ?

Comment allez-vous ?

Parlez-vous espéranto ?

Je ne vous comprends pas.

xxxxx


À propos du norrønt (vieux norrois)

Round shield with dragon signLe vieux norrois (ou norrois, norois ou encore vieil islandais) correspond aux premières attestations écrites d’une langue scandinave médiévale. On distingue traditionnellement trois périodes dans l’évolution des langues scandinaves :

  1. Avant le VIIe siècle, le stade de l’ancien scandinave, ou proto-norrois qui ne comprenait pas encore de variantes dialectales significatives ;
  2. Entre le VIIe siècle et le XVe siècle, celui du vieux scandinave, qui se différenciait en deux dialectes très similaires :
    » le dialecte du scandinave oriental, parlé au Danemark, dans le Schleswig (aujourd’hui allemand) et dans ses établissements d’outremer : le Danelaw en Angleterre et une petite partie de la Normandie. Il était parlé également en Suède et dans les établissements varègues de Russie. Il s’est progressivement scindé, à partir du XIIe siècle, en vieux suédois (en) et vieux danois (da) (on ajoute souvent à ces deux dialectes une troisième branche, le vieux gutnisk parlé sur l’île de Gotland) ;
    » le dialecte du scandinave occidental, qui est le seul à être désigné usuellement sous le nom de (vieux) norrois, parlé en Norvège et dans ses anciennes colonies d’outremer : Islande, îles Féroé, îles Shetland, îles Orcades, île de Man, certaines parties de l’Écosse (notamment insulaires), de la Normandie (voir influence du vieux norrois et du vieux danois sur le normand et la toponymie normande), du Groenland, ainsi que dans les quelques comptoirs Vikings d’Irlande.
    » les descendants actuels du scandinave occidental sont l’islandais, le féringien (des îles Féroé) et le norvégien ; des trois, c’est ce dernier qui a changé le plus radicalement, en partie à cause de l’influence du danois et du suédois, mais surtout du fait de l’orientation donnée par l’évolution linguistique générale de la Scandinavie.
  3. À partir du XVe siècle, enfin, on entre dans l’ère des langues scandinaves modernes : principalement le norvégien, le danois, le suédois et l’islandais.

Le vieux norrois est de loin la variété la mieux attestée d’ancien scandinave ; le norrois « classique » est le langage dans lequel ont été rédigées les sagas islandaises des XIIe et XIIIe siècles, et les Eddas, dont l’Edda en prose de Snorri Sturlusson décrivant avec une neutralité étonnante de la part d’un clerc la mythologie viking. L’ancien scandinave est attesté sous deux formes graphiques :

  • en écriture runique, aussi appelée futhark
  • en alphabet latin, qui fut introduit en même temps que le christianisme peu après l’an 1000. Dans l’alphabet latin, il a été nécessaire d’ajouter certains signes pour représenter tous les sons de l’ancien scandinave.

Le vieux norrois faisait la différence entre syllabes accentuées et syllabes non accentuées. L’accent portait habituellement sur le radical des mots, c’est-à-dire, dans la plupart des cas, sur la première syllabe. Dans les mots composés, le premier élément portait en général l’accent primaire, mais un accent secondaire apparaissait sur le deuxième élément. Dans certains cas, c’était le préfixe qui était porteur de l’accent (et le radical restait alors inaccentué).

Runes

Le vieux norrois a influencé de nombreuses langues : le russe, l’anglais, le normand et le français via le normand. Les langues qui en sont aujourd’hui les plus proches sont l’islandais, qui en conserve un fonds très important, le féringien et dans une moindre mesure les langues scandinaves.

En France, la toponymie normande et l’anthroponymie sont caractérisées par la présence d’appellatifs toponymiques issus du vieux norrois (both > -beuf « barraque, village », topt > -tot « établissement », bekkr > -bec « ruisseau », lundr > -lon « bois, forêt », lunda > londe « bois, forêt », thorp > torp(s), tour(p) « hameau », thveit > -tuit, Thuit- « essart », etc.) et les nombreux noms de personnes qui y sont inclus, ainsi que l’existence de nombreux patronymes, jadis prénoms (Ouf, Ingouf, Toutain, Anquetil, Turquetil, Angot, Anfry, Estur, Doudement, etc.) ; ceci est dû à l’installation de colons danois, norvégiens et anglo-scandinaves au Moyen Âge qui se poursuit sur plusieurs générations après la création d’une principauté normande (en 911).

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À propos de Guy Boulianne

Guy Boulianne, auteur et éditeur. Ce dernier a réalisé une quête personnelle, historique, généalogique et symbolique. Il en dévoilera prochainement la teneur dans la rédaction d'ouvrages à paraître.

Publié le 24 décembre 2015, dans Actualités, et tagué , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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